jeudi 14 juin 2007

Le Paysagiste

Hier matin je suis monté au lac histoire de taquiner quelques truites à la mouche.
À ma grande surprise, l’eau était anormalement haute. Normalement, le niveau se situe à environ un pied sous la partie basse du quai. Mais là, le quai flottait littéralement.
Hum! Au début j’ai cru que c’était à cause de l’orage de la veille mais comme il y avait beaucoup de détritus qui flottaient je suis allé voir la décharge du lac pour voir si elle n’était pas obstruée par ceux-ci.
Et voilà, j’ai tout compris. Notre emblème canadien qui s’est pointé et qui a entrepris de changer le paysage.
Une dame de castor.
Je n’ai rien contre ce gros amas de fourrure mais ici c’est mon lac, pas le sien. En plus, y a commencé à se faire du bois de poêle lui aussi.
Wôw, un instant, ces arbres que tu coupes ont été plantés là pour faire de l’ombre pour les truites et pas pour te faire un snack et encore moins une cabane. Alors oust, déguerpies. Trouves-toi un autre lac ailleurs.
Ceci dit, j’ai fait une brèche dans son barrage pour abaisser le niveau car l’eau menaçait de déborder du lac et d’envahir le sentier qui y mène. C’était pas un gros barrage ce qui me fait dire que le castor l’a fait non pour s’établir parce qu’il n’y avait aucune trace de construction de cabane mais bien parce ce que c’est ce qu’un castor fait de façon inné, des « barrages ».
Ma première réaction c’était d’y retourner hier soir avec ma 22 pour lui faire la peau mais je me suis ravisé. Après tout, il a autant le droit d’être là que moi.

Je vais lui laisser une chance et continuer à faire des brèches dans son barrage dans le but de le décourager.
Peut-être qu’il va retourner sur son 5 cents et me foutre la paix.

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