samedi 18 août 2007

Québécois De Souche?

Très d’actualité avec cette nouvelle commission sur les accommodements raisonnables mais ce n’est pas d’accommodements dont je veux vous parler mais bien du terme « Québécois De Souche » lui-même
Je me suis souvent demandé qui sont ces « Québécois De Souche ». Le terme lui-même est assez récent et très relatif, enfin très vague et en même temps très évocateur. On comprends très bien ce qu’il veut dire sans pour autant être capable de le définir précisément ce « Québécois de souche ».
Est-ce celui qui est né ici?
Est-ce celui dont la famille est au Québec depuis la révolution tranquille?
Est-ce celui dont la famille est au Québec depuis la deuxième grande guerre?
La première grande guerre?
Avant 1900
Avant le traité de Paris?
Avant 1800
Avant la conquête de Wolfe?
Avant Champlain?
Sur le même bateau que Jacques-Cartier?
Qui est-il ce Québécois de souche?
De quel religion est-il? Est-ce que les Juifs établis ici depuis plusieurs générations en font partie?
De quel couleur est-il? Est-ce que des gens comme Grégory Charles et Normand Bratwait en font partie?
Quel langue parle-il?
Est-ce que les autochtones en font partie?
Comme vous le voyez, c’est un terme presque indéfinissable et en même temps très précis.
Je crois qu’il invoque un certaine forme de ségrégation. I veut définir un peuple avec des exclus.
Un peuple fondateur avec ses immigrants.
Je suis très mal à l’aise de l’entendre à tout vent comme on le fait présentement. Je ne veut surtout pas être alarmiste mais la forme de ségrégation qu’engendre ce terme me rappelle d’une certaine façon le « White Power » du Klu Klux Klan ou même la « Grande Race Arienne » des nazis d’Hitler.
Je suis fier d’être Québécois et je ne voudrais exclure personne.

Libellés : ,

jeudi 14 juin 2007

Le Paysagiste

Hier matin je suis monté au lac histoire de taquiner quelques truites à la mouche.
À ma grande surprise, l’eau était anormalement haute. Normalement, le niveau se situe à environ un pied sous la partie basse du quai. Mais là, le quai flottait littéralement.
Hum! Au début j’ai cru que c’était à cause de l’orage de la veille mais comme il y avait beaucoup de détritus qui flottaient je suis allé voir la décharge du lac pour voir si elle n’était pas obstruée par ceux-ci.
Et voilà, j’ai tout compris. Notre emblème canadien qui s’est pointé et qui a entrepris de changer le paysage.
Une dame de castor.
Je n’ai rien contre ce gros amas de fourrure mais ici c’est mon lac, pas le sien. En plus, y a commencé à se faire du bois de poêle lui aussi.
Wôw, un instant, ces arbres que tu coupes ont été plantés là pour faire de l’ombre pour les truites et pas pour te faire un snack et encore moins une cabane. Alors oust, déguerpies. Trouves-toi un autre lac ailleurs.
Ceci dit, j’ai fait une brèche dans son barrage pour abaisser le niveau car l’eau menaçait de déborder du lac et d’envahir le sentier qui y mène. C’était pas un gros barrage ce qui me fait dire que le castor l’a fait non pour s’établir parce qu’il n’y avait aucune trace de construction de cabane mais bien parce ce que c’est ce qu’un castor fait de façon inné, des « barrages ».
Ma première réaction c’était d’y retourner hier soir avec ma 22 pour lui faire la peau mais je me suis ravisé. Après tout, il a autant le droit d’être là que moi.

Je vais lui laisser une chance et continuer à faire des brèches dans son barrage dans le but de le décourager.
Peut-être qu’il va retourner sur son 5 cents et me foutre la paix.

Libellés : , ,

vendredi 19 janvier 2007

Je suis tanné

d’entendre parler d’accommodements raisonnables et de racisme.

J’accommode bien mes voisins. Est-ce qu’on en parle dans les journaux?

Qu’est-ce que ça peu bien faire si le YMCA décide de mettre des rideaux dans ses gymnases pour accommoder un groupe quelconque? Ou si une ville décide de plier sa propre loi sur les stationnements pour accommoder un groupe lors d’une fête religieuse.

Un accommodement est une entente à l’amiable entre deux partis et je dirais que s’ils s’entendent c’est tant mieux bon dieu. En quoi est-ce que ça brime la liberté des autres?

S’ils ne s’entendent pas il y a toujours la justice, les tribunaux, nos instances gouvernementales. Ex. L’histoire des kirpans. N’est-ce pas ce système démocratique que nous endossons tous? Alors pourquoi ne pas lui faire confiance?

Le gros problème (à mon humble avis) ce sont les journalistes. Ils ont le don de monter en épingle un événement quelconque qui disons-le, sort un peu de l’ordinaire. Ex. L’affaire Miriame Bédard. Y en ont tu parlée.

Je crois que l’on assiste à la même chose avec cette histoire de racisme qui s’est enchaînée à celle des accommodements raisonnables et qui vas sûrement engendrer….. dieu sait quoi d’autre. On sent un acharnement de certaines stations de télévision, un peu comme une bande de requins affamés qui sentent une proie blessée, comme des sangsues assoiffées de sang. Un acharnement à exploiter ce filon en le brodant de sensationnalismes, d’émotions et parfois même de provocation.

C’est dommage que nos journalistes ne mettent pas autant d’énergie et d’acharnement sur des réalités plus importantes (à mon avis). L’accord de Kyoto, les milliers de familles qui vivent sous le seuil de la pauvreté, les 2 milliards lapidés pour le contrôle des armes à feu, les profits indécents des banques et des pétrolières et je pourrais continuer longtemps comme ça.....

Bon, je me sens mieux maintenant

Libellés : , ,