jeudi 23 août 2007

Voilà


Le gros du travail est terminé.
La station de pompage a été déménagé et j’ai fini hier de la recouvrir.
J’ai posé en tout et partout environ 70 feuilles de tôle.
Vous devriez me voir les mains. Elles sont toutes tailladées.
Il reste maintenant à reconnecter les équipements. Je ne m’en fais pas puisque c’est du travail à l’intérieur et que je ne dépendrai plus de dame nature pour ces travaux.
Aujourd’hui c’est le jour du grand ménage à l’extérieur. Ça a l’air d’un champs de bataille avec les corps de bois d’œuvre taillés en pièces qui jonchent le sol parmi les débris de tôles tordues et parsemés de cloues arrachés et de vis échappées.
Et cette après-midi (s’il ne vente pas) on incinère les corps.

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mercredi 15 août 2007

Grosse semaine


Ce matin il pleut ce qui me donne un peu de répit.
Je n’ai pas eu beaucoup de temps ces derniers jours pour visiter mes blogueurs préférés et j’ai du rattrapage à faire.
La semaine dernière mon beau-frère Marc Tremblay des Éboulements (Charlevoix) est venu me donner un coup de main. « Boy », j’en ai presque eu des complexes. Il a 70 ans et je n’étais pas capable de le suivre.
Ce n’est pas des petits travaux que nous avons fait. Couler le ciment, débâtir le reste de la station de pompage, descendre les fermes du toit, déménager les trois bassins dont deux pèsent au moins 500 livres, déménager le séparateur et les pompes vacuums, transporter les murs sur le plancher de ciment, remonter les fermes du toit sur les murs et clouer les planches pour recevoir la tôle. Et tout ça sans aide excepté pour le ciment, un copain « André » est venu nous donner un coup de main.
Petite anecdote.
Nous avons utilisé l’Argo (véhicule tout terrain) équipé d’un treuil de 3 tonnes pour déménager les bassins. Lorsqu'est venu le temps de les mettre en place, mon beau-frère, fort comme un bœuf, s’est accoté dos aux bassins, les a soulevés et les a poussés en place. Je n’en croyais pas mes yeux. Je l’ai surnommé Argo Tremblay. Tout un homme ce Marc.
Bon, je vous laisse, j’ai de la lecture à faire.

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vendredi 3 août 2007

Juste pour imager


Photo d’où j’en étais hier.
C’est à dire la moitié de la station de pompage de débâtit.
Aujourd’hui la pelle mécanique a étendu 8 voyages de sable pour asseoir le nouveau plancher de ciment de la future station de pompage et 7 voyages de gravier en plus de faire un fossé de 150 pieds de long.
Mais ce que je retiens d’aujourd’hui c’est que c’était la journée la plus chaude de l’été.
Pis, j’ai même pas eu le temps de prendre un bière avant l’heure du souper. J’vous dis pas que j’en ai pris juste une et elles étaient bonnes en bâtard……;-)

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jeudi 2 août 2007

Gros travaux

Ma station de pompage principale est assise sur un lit de gravela. Au printemps, avec les gelées/dégels successifs mes bassins se tordent de douleurs et se fripent comme de la guenille. J’ai donc entrepris d’agrandir la cabane à sucre pour y incorporer la station de pompage.
Ça fait une semaine que je suis la dedans et bâtard qui fait chaud.
Un verre d’eau, un cloue, une bière… J’avance pas vite si vous voyez le topo.
Mon beau frère de Charlevoix s’en viens passer une semaine pour me donner un coup de main. Je vous montre des photos du « Work in progress » bientôt.
En attendant, on annonce 35 degrés pour aujourd’hui et je doit aller au village pour acheter plus de cloues et de bières.;-)

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mercredi 16 mai 2007

La Valse De La Bûche


Ne me demandez pas ce que je fais ces temps-ci. L’année dernière j’ai fait environ 30 cordes de bois de poêle et je les ai cordées dehors à la sucrerie. Pas génial. Le bois a vu l’heure de sécher. Quand je l’ai rentré l’automne dernier, l’écorce se détachait, il était humide, il brûlait mal… Cette année, j’ai décidé de bâtir une shed à bois directement à la sucrerie. Assez c’est assez. On travaille tellement après ces maudites bûches, en plus si elles brûlent mal, c’est pas mal frustrant. La shed devrait contenir au moins 30 cordes.
Alors j’ai bûché du cèdre pour faire les assises de la shed et une dizaine d’épinettes pour la shed elle-même. Bon, elle n’est pas encore couverte mais dès que j’aurai fini de fendre et de corder mon bois à l’intérieur je la couvrirai.
J’apprends avec le temps, J’ai deux autres sheds à bois à la ferme, une au bout de la terre où je faisais mon bois avant d’avoir l’érablière et une autre à la cabane en bois rond. Et bien les deux sont en train de pourrir par le bas parce que j’ai fais les assises en épinette. Cette fois je les ai faites en cèdre et elles ne devraient pas pourrir de sitôt.
Quand j’aurai fini, je regarderai sécher ce foutu bois en attendant le mautadit coup de téléphone de l’hôpital pour une chirurgie de l’œsophage. Ceux qui me connaissent le savent mais pour le autres, je souffre d’une maladie rare.
L’achalasie.
Mon œsophage ainsi que le sphincter (la valve) de l’estomac ne fonctionnent plus. Si vous en faites l’expérience et bien vous verrez que même si vous avez la tête en bas et les pieds dans les air et que vous avalez des aliments et bien ce que vous avalez va se rendre dans l’estomac. C’est la fonction de l’œsophage, il ondule la nourriture jusqu’à la valve qui ouvre et referme juste le temps de laisser passer les aliments. Chez moi, ces deux fonctions sont mortes. La nourriture descend pas gravité et s’accumule dans l’œsophage jusqu’à ce que le poids soit suffisant pour forcer son chemin dans l’estomac. Conséquences, l’œsophage se dilate et devient en quelque sorte un deuxième estomac qui compresse les poumons et le cœur sans compter cet effet de lourdeur qui est désagréable. J’ai été opéré par laparoscopie l’été dernier mais ça n’a pas fonctionné alors cette fois-ci on doit m’ouvrir. Demandez-moi pas si j’ai hâte. Bâtard, si il y a quelque chose que je hais c’est bien de me tourner les pouces sur un lit d’hôpital, à pisser dans un bocal et surtout à bouffer de la nourriture qui ne goûte rien durant une semaine.
Ça paraît-tu qu je ne suis pas de bonne humeur?
Bon ça m’a fait du bien d’en parler:)

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mardi 1 mai 2007

Deux Mondes


Depuis que je suis établi en campagne il n’y a pas un jour où je ne constate pas une différence avec la vie dans les grands centres.
Prenez les gens par exemple, connaissez-vous le nom de votre épicier, de votre garagiste, du facteur, des commis du magasin général, de la caisse populaire, du dépanneur, du centre vidéo ou même de vos voisins. Et bien dans un petit patelin comme le mien, tout le monde se connaît. Une autre particularité des gens d’ici c’est qu’il ne sont pas méfiants de nature contrairement aux grandes villes.
À ma première année de production de sirop d’érable j’ai ouvert des comptes chez plusieurs fournisseurs d’équipements d’érablières tous dans des villages voisins plus ou moins éloignés et j'ai commandé des milliers de dollars en marchandises. Me croiriez-vous si je vous disais que je n’ai jamais rien signé pour ouvrir ces comptes, qu’on ne m’a pas demandé aucun renseignement de crédit, qu’on m’a expédié ma marchandise (bien sûr j’ai signé les bons de réceptions) et que j’ai payé les factures sur réception par la poste.
Même la caisse populaire où j’ai contracté un emprunt hypothécaire me permet d’effectuer un seul paiement par année qui coïncide avec la vente de ma récolte de sirop. Essayez de convaincre votre gérant de banque que vous voulez effectuer un seul paiement annuel pour votre hypothèque si vous demeurez dans un grande ville.
Une autre caractéristique des gens d’ici, la cordialité.
Je vous raconte une anecdote.
« Dans les premières années que je suis arrivé ici j’ai récolté un magnifique chevreuil à l’automne. Comme je ne savais pas où aller je l’ai amené à l’épicerie. Là, le boucher m’a dit qu’il ne pouvait pas le prendre avec la peau, que je devais d’abord en quelque sorte le déshabiller. Je me suis donc installé dans le stationnement de l’épicerie où j’avais stationné mon camion et j’ai « pleumé » mon chevreuil avec un couteau que le boucher m’avait prêté. Et les clients? Il y avait attroupement, ils venaient tous me voir, me féliciter, jaser en peu avec moi, me montrer le pouce et non le majeur. Pendant que je besognais, l’un d’eux m’a fait remarquer que de la vapeur sortait du capot de mon camion.
Après avoir entré la carcasse du chevreuil au frigo je me suis rendu directement chez le concessionnaire situé à deux pas de là. Sans rendez-vous bien entendu. C’était juste avant les heures de fermeture. Ils ont examiné le problème et convenue que le radiateur coulait. Là aussi il y a eu attroupement, la tête ainsi que la peau et les pattes du chevreuil étaient toujours dans la boîte du camion et puisque le panache était énorme, même le proprio est venu me féliciter et on a jasé de chasse. Bon, maintenant je suis à pied car impossible d’avoir les pièces du radiateur avant le lendemain. Et bien on m’a prêté une voiture de courtoisie sans que je n’ais, encore là rien à signer, tous simplement en me demandant de la ramener avec un peu d’essence pour que le prochain client puisse se rendre au moins jusqu’à la station d’essence. J’ai demandé, et les restes du chevreuil? Ne vous inquiétez de rien, on s’en occupe qu’on me répond. »
Vous imaginez si cela s’était produit à Montréal. Un, on m’aurait lapidé sur place pour le chevreuil. Deux, le concessionnaire m’aurait probablement dit, revenez demain car on ferme dans cinq minutes. Trois, je n’aurais pas eu de voiture de courtoisie sans l’avoir réservée à l’avance. Et quatre, même si on m’avait prêté une voiture (car souvent on les loue) ce ne serait qu’après avoir signé une tonne de papier, montré une tonne de cartes d’identités, laissé mon numéro de carte de crédit, et sous la menace de surcharges atroces si je ne la ramène pas pleine d’essence.
La campagne et la ville! Vraiment deux mondes.
Et la dessus, je peux vous dire que je n’ai jamais regretté de m’être établie ici.

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mercredi 25 avril 2007

Le Blues De La Fin

La saison est maintenant terminée.
J’ai coulé mon dernier baril vendredi dernier.
À chaque fin de saison j’éprouve le même sentiment, la nostalgie s'empare de moi. Je suis content que ce soit terminé et en même temps je voudrais que ça continue. J'ai un pincement au cœur. Un grand soupir qui vient de façon incontrôlable. Comme si on savait qu’on allait s’ennuyer, que quelque chose d’intense et de beau venait de se briser.
Mais aussi un sentiment du devoir accompli. Un sentiment de complicité avec dame nature, l’impression d’avoir récolté au maximum le minimum de sève qu’elle nous a concédée.

Enfin bref, j’ai vécu sur l’adrénaline pendant 5 semaines et maintenant je suis en sevrage.

Nous avons terminé le lavage de la tubulure hier.

Je vous donne un aperçu de comment on procède.

À l’aide d’un compresseur, on injecte un mélange d’eau chloré et d’air dans les tubes collecteurs.
Ensuite, en suivant les tubes 5/16 on dé-entaille chaque arbre.


On attend quelques secondes afin de s’assurer que la sève a été évacuée et que la solution chlorée sorte avec un bonne pression et on remet le chalumeau dans son fourreau.
Voilà, la tubulure est maintenant prête pour l’année prochaine
Le bon coté est que je vais maintenant avoir un peu plus de temps pour écrire mes billets.

Merci à tous d'avoir été patient et un gros merci à tous ceux qui ont répondu au sondage sur la couleur du sirop.

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vendredi 6 avril 2007

La Fabrication Du Sirop D'Érable - Partie 2

Maintenant que la sève est rendue dans la station de pompage, elle est entreposée dans un bassin pouvant contenir jusqu’à 4000 gallons (environ 17,000 litres). Ça en fait du liquide à bouillir et lorsqu’il y a une grosse coulée je peut amasser 8 à 10 milles gallons de sève durant la journée. Présentement, la sève est à 1.8 degré brix. Ça prend donc en moyenne 70 gallons de sève pour faire un gallon de sirop.

Avant que le bassin de sève renverse, je démarre le séparateur. Sa fonction est de concentrer la sève avant de la faire bouillir en y retirant (par osmose inversé) jusqu’à 75% d’eau. C’est le même genre d'appareil qu’on utilise en Europe pour désaler l’eau de mer. Ce processus n’est pas absolument nécessaire mais il est économiquement primordial car il me permet d’économiser 75% de l’huile à chauffage nécessaire pour faire fonctionner l’évaporateur.


À la sortie du séparateur, le concentré est acheminé vers le bassin qui alimentera l’évaporateur et l’eau pure qui a été extraite est retournée vers un autre bassin et elle sera utilisée à la fin de la journée pour laver et rincer le séparateur. C’est un processus qui nécessite 1,500 gallons d’eau pure.


Maintenant on fait bouillir le concentré. Il faut donc ajuster le degré de température pour la sortie du sirop. On sait que le sirop est prêt lorsque sa température atteint 7 degrés Fahrenheit de plus que celle de l’eau qui bout. Vous allez me dire que ça doit être à 219 degrés puisque l’eau bout à 212. Et bien non, tout dépendant de la pression atmosphérique et de l’altitude, l’eau bout à des températures bien en deçà de 212 degrés Fahrenheit. Ça peut même descendre jusqu’à 209. On doit donc faire bouillir de l’eau et en vérifier la température à chaque jour pour connaître la température à laquelle on devra sortir le sirop.


Lorsque la température du sirop est atteinte, le sirop sort par une valve qui est contrôlée par un mécanisme électronique relié à une sonde qui mesure la température de la solution dans l’évaporateur.
On ne peut pas se fier qu’à la température pour déterminer si la solution est à point. On doit régulièrement vérifier le sirop qui sort avec un densimètre à sirop, Cet instrument permet de vérifier le degré de sucre du sirop qui doit être entre 66 et 67 degrés brix (la référence étant le sucre blanc qui est à 100 degrés brix). Si le taux de sucre est inférieur à 66, le sirop ne se conservera pas. Si il est supérieur à 67, il se formera des cristaux après quelques mois mais cela n’enlèvera rien à sa saveur ou à sa capacité de se conserver.
Le sirop tombe dans un sirotier en acier inoxydable. Il est ensuite filtré et envoyé directement dans des barils en plastique dans lesquels on aura préalablement placé des sacs de grade alimentaire.
On voit ici mon épouse Manon et ma fille Christine qui en mettent dans de petits contenants (cannes) pour la famille et les amis.
Maintenant vous en savez autant que moi sur la fabrication du sirop d'érable

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jeudi 5 avril 2007

L'Eau N'Est Pas Sucré


Bon, un petit répit ce matin.
Il est tombé 30 cm de neige depuis hier et je ne croie pas que ça coulera aujourd’hui, du moins pas ce matin.
J’en suis à mon 34ième baril de sirop ce qui représente 7 barils de moins que l’an dernier à la même date.
Sur une échelle de 1 à 100 (100 étant le sucre blanc et 66 le sirop d’érable), la sève n’a pas dépassé 2 cette année. Elle aurait dû se maintenir entre 2.5 et 3. Elle est donc environ 30% moins sucrée de ce qu’elle devrait être et cela se traduit directement sur la quantité de sirop produit.
Mais pourquoi est-ce que la sève est si peu sucrée?
Tout comme l’année précédente, les mois de décembre et janvier derniers ont été particulièrement doux et comme le sucre est ni plus ni moins l’antigel de l’érable, c’est durant cette période que l’arbre constitue sa réserve. Donc moins de froid égale moins de sucre.
Bon, vous allez me dire que février a été anormalement froid cette année. Oui, mais l’arbre est déjà passé à autre chose à ce moment là. Les journées rallongent, le soleil est plus fort et les arbres se préparent déjà au printemps.
Néanmoins, il reste probablement 10 à 12 jours avant la fin de la saison. Espérons que les érables nous réservent encore quelques bonnes coulées car j'ai encore beacoup de barils vides.

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samedi 24 mars 2007

Le Nez Dans Le Sucre

Hé oui, j'ai le nez dedans présentement. De 7 am à 10 pm je me vautre dans la sève d'érable et dans le sirop mais j'avoue que je n'ai pas grand temps ni trop d'énergie pour écrire mes billets.
Le gros de la saison va se faire dans les deux prochaines semaines.
Je vous en reparle.
Ho!, j'entend mes érables qui m'appellent!
À plus tard.

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vendredi 16 mars 2007

La Fabrication Du Sirop D'Érable - Partie 1

On a parlé de réparations pré-saison, puis de l’entaillage et des fuites. Maintenant voyons comment la sève est acheminée jusqu’à la station de pompage.
En premier, il faut savoir que le vide dans le système de collecte n’y est pour rien. En effet, les pompes vacuums n’aspirent pas l’eau mais bien l’air qui se trouve dans la tubulure. Donc la seule façon d’acheminer la sève à la station de pompage est la gravité. Et oui, il faut absolument qu’il y ait une pente. En montagne (comme dans mon cas) cela ne cause pas de problème mais en terrain plat c’est une toute autre histoire.


(Manifold)

Donc la sève arrive par gravité dans un « manifold » (je ne connais pas le terme français) relié à un relacheur mécanique communément appelé "dompeur "



(Dompeur)


(Manifold et dompeur)

Ce dompeur est en deux sections contenant 25 gallons chacune. Quand une des sections est pleine, un système de flottes transfère le vacuum dans l’autre section libérant ainsi les 25 gallons de sève dans le bassin par une trappe située sous chaque section. Cet ingénieux mécanisme assure un vide constant dans la tubulure.
À quel débit la sève arrive t’elle? Et bien ça dépend de l’importance de la coulée qui elle dépend de la température de la journée et de la nuit précédente. Ça prend une nuit où le thermomètre descend sous zéro pour que le l’arbre se gorge de sève qui elle, monte vers la cime par son centre. Le jour, lorsque la température dépasse le point de congélation, la sève redescend par le pourtour de l’arbre où elle est captée.
Dans mon cas, une petite coulée produit jusqu’à 500 gallons (environ 2,200 litres de sève) à l’heure.
Une moyenne coulée, entre 500 et 1000 gallons à l’heure et une grosse coulée (il n’y en a 2 ou 3 durant la saison) jusqu’à 1,500 gallons à l’heure. Ça peu sembler beaucoup de sève mais ces débits ne sont pas soutenus toute la journée. Ils augmentent graduellement le matin pour atteindre un maximum qui est maintenu pendant 2 ou 3 heures et diminuent graduellement au fur et à mesure que la température redescend en fin de journée.

À suivre....

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mardi 13 mars 2007

Les Chevreux



Ce ne sont plus des gaillards mais bien des "chevreux" parce qu’ils courent dans les bois.Ils courent les fuites.
Le système de collecte de l’érablière fonctionne sous vide. Ce vide dans la tubulure est maintenu par deux énormes pompes vacuums situées dans la station de pompage près de la cabane.
Il y a un certain degré de vacuum que l’on doit maintenir dans le réseau de collecte si on veut faire une récolte décente.
Mais voilà, il y a les fuites
Alors Steve et Marco courent, façon de parler, les fuites
Ils suivent chaque tube collecteur (il y en a 27 en tout et certains ont près d’un kilomètre de long) et examinent chaque intersection avec les tubes 5/16. S’ils aperçoivent beaucoup de bulles d’air alors c’est qu’il y a une fuite. La vitesse des bulles est aussi une bonne indication de la gravité de la fuite. Souvent, si le bris est majeur, on entend l’air siffler et de très loin.
Qu’est ce qu’une fuite?
Un chalumeau brisé, une arbre creux qui a été entaillé, un union brisé, un tube rongé par les écureuils, un tube sectionné au passage d’un orignal, un chalumeau mal enfoncé dans l’arbre….
C’est ainsi qu’à toutes les saisons, après la première bonne coulée, on doit colmater les fuites.
Mes deux "chevreux" transportent dans leurs tabliers tout un acabit d’outils et de matériel nécessaire pour les réparations.
On les voit ici en train de chausser leurs raquettes "de course".
En passant, j’ai fait mon premier baril de sirop de la saison hier. Ça commence doucement, l'eau n'est pas encore très sucré mais la saison augure bien

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mardi 6 mars 2007

Le Monde Est Petit


Une cousine de Albanel au Lac St-Jean m'a appelé la fin de semaine dernière.
Elle vient passer quelques jours le 15 avril avec son mari Frank pour se sucrer le bec.

Elle m'a raconté une histoire étonnante.

Elle est en train de faire son arbre généalogique depuis l'automne dernier. Comme son père ainsi que sa mère ont tous les deux été adopté lorsqu’ils étaient bébé, ils ne portent pas le nom de leur famille biologique mais bien de leur famille adoptive. De plus, ce qui complique les choses, tous les deux sont restés en contact avec leur famille biologique et sont connus sous les deux noms.
Manon, ma cousine, savait que sa mère avait une sœur mais elle ne l'a jamais connue. Elle a néanmoins su qu'elle s'appelait Claire. Alors elle s'est mis à rechercher une Claire en utilisant le nom de famille biologique. Depuis des mois maintenant qu'elle cherchait, elle a réussit à la localiser et elle l'a contacté au début de la semaine. Tout en jasant, Manon a su que Claire demeurait dans l'est de Montréal et elle a donc mentionné qu'elle était venue à Montréal l'automne dernier en visite chez son oncle René puis chez son cousin Jean Pierre à Weedon.
Claire lui a demandé quelle était le nom de famille de son oncle.
Elle lui a répondu René D…...
Tout en continuant de placoter au sujet de la famille, Claire a redemandé à plusieurs reprises quel était encore le nom de son oncle puis elle a demandé
"Est-ce que ton oncle ne serait pas par hasard avec une dénommé Solange P…"?

Vous imaginez la consternation!

Claire est la meilleur amie de Solange (l’amie de mon père) et qui plus est, elle joue au bowling tous les lundis avec papa.
Lorsque notre oncle Robert est mort, papa lui avait mentionné qu'il ne serait pas au bowling ce Lundi parce qu'il allait au funérailles de son frère Robert D… au lac St-Jean. Elle n'a pas allumé parce ce qu'elle le connaissait sous le nom de Robert G…
Claire a mentionné à papa qu'elle aussi venait du Lac St-Jean mais qu'elle n'y était jamais retourné.
C’est incroyable, Manon qui depuis des mois cherche une tante maternelle qu’elle n’a jamais connue apprends que cette tante côtoie son oncle paternel et qui plus est, est la meilleur amie de sa copine.

Demandez moi si le monde est petit?.

J’ai ai dit à Manon d'acheter un billet de loto.
Manon et Frank, on a hâte de vous voir.
PS. La photo vous aidera à nous trouver :)

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mercredi 28 février 2007

Entre Voisins

Ça y est.
On a terminé d’entailler les 12,000 arbres. Je croyais, Lundi, qu’il y en avait encore pour deux jours mais mes gaillards, Mardi, voyants la lumière au bout du tunnel, ont décidé d’allonger leur journée et du coup la mienne et on a terminé à 17 :30 h.

Je leur dis un gros merci.

Aujourd’hui, puisque je n’avais rien de précis à faire, je suis allé aider Yvon. Il lui restait quelques 400 arbres à entailler pour finir lui aussi. Je l’ai fait rire ce matin en lui disant que je venais faire un don d’un demi kilo. On en perd des kilos à entailler dans la neige. D’habitude, ses garçons viennent l’aider mais cette année, à cause de différentes contraintes, il a presque tout entaillé lui même. C’est lui sur la photo.

C’est tout un gaillard lui aussi.

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lundi 26 février 2007

Pas Facile d'Être un Chevreuil


Septième journée d’entaillage.
Mais quelle journée!
Soleil mur à mur, 0 degré, pas de vent, une journée magnifique. Le travail est encore dur mais nous enfonçons moins dans la neige. Surtout le matin quand tout est gelé. L’après–midi c’est autre chose. La neige colle aux raquettes et elles deviennent alors très lourdes mais c’est quand même mieux qu’au début où on enfonçait jusqu’aux genoux.

Nous jouons à cache-cache avec les chevreuils. On aperçoit souvent leurs traces dans nos traces de raquettes et souvent seulement quelques minutes après notre passage.
Ah les chevreuils! Ils ne l’ont pas facile ces temps-ci. Que dis-je, ils ne l’ont jamais facile si on y pense.
L’été, ils se font manger par les mouches.
L’automne ils se font pourchasser par les chasseurs.
L’hivers, ce sont les coyotes qui les traquent sans arrêt ou sinon ce sont les motoneiges qui les surprennent a tout moment.
Le printemps, et bien c’est nous (les acériculteurs) qui travaillons en plein dans leur lieu de refuge et/ou de nourriture.
Malgré tout, je dirais que c’est au début du printemps qu’ils sont le plus vulnérables. Ils ont déjà épuisé la presque totalité de leur graisse et c’est le temps de l’année où la couverture de neige est la plus épaisse.
Puisque eux n’ont pas de raquettes, ils enfoncent jusqu’au ventre. Mais ils sont rusés nos chevreuils. Comme on peu le voir sur la photo, ils empruntent toujours les mêmes sentiers pour se rendre d’un endroit à un autre et ces sentiers deviennent de véritables autoroutes qui leur permettent d’économiser le peu d’énergie qui leur reste en attendant la fonte.

En parlant d’énergie, la mienne a été mise à contribution en bibitte ces derniers jours. 3 kilos de perdus. Et dire qu’il y a des gens qui paient pour faire des randonnées en raquettes.
Enfin, plus que deux jours et l’entaillage sera terminée.

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mercredi 21 février 2007

Les Vaillants Gaillards

Les voici mes deux gaillards.
Steve et Marco.
Ce sont deux frères d’une famille de 20 enfants dont 19 sont vivants.
Vous imaginez la tablée à l’heure des repas:).
Marco me racontait l’an dernier qu’il ne se souvient pas avoir jamais été 19 à la maison en même temps. Les plus vieux étant déjà partis quand les derniers sont nés. Mais quand même, une famille comme il n’y en a plus. Chapeau à M. et Mme Paré.
Ils sont tous nés à la maison paternelle dans le village de Fontainebleau tout près d’ici. Ce nom vous dit quelque chose? Oui c’est le village où est né Doris Lussier (le père Gédéon).
Vaillant?
Il faut l’être pour entailler dans les conditions de cette année. Il est tombé plus de 60 cm de neige la semaine dernière en plus des 40 cm déjà accumulés et nous devons utiliser les raquettes. Le hic est que cette neige nouvelle n’est pas tapée et nous enfonçons jusqu’aux genoux même en raquettes. La progression est donc lente et pénible.
Vous les voyez ici en train d’entailler.
Je vous explique.
Des tubes 5/16 (Pour « Petit Point D’exclamation » c’est 5/16 de pouce et ça équivaut à un cm de diamètre) relient chaque arbre à un tube collecteur. Nous marchons d’arbres en arbres en perçant des trous avec des perceuses sans fil. On décroche le chalumeau de son fourreau et on le trempe dans de l’alcool pour le désinfecter. Nous martelons ensuite le chalumeau dans le trou avec un maillet de bois et le tour est joué. Bon, y a plus mais je vous décris l’essentiel.
On en a encore pour 6 ou 7 jours et j’espère que les conditions vont s’améliorer sinon il y a beaucoup de kilos qui vont se perdre.
En parlant de kilos, je suis arrêté dire bonjour à Lise et Yvon (mes voisins) ce soir en finissant et il y avait 6 ou 7 tartes sur la table. Miam.....
À plus.

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jeudi 15 février 2007

Un Ange


Je suis encabané ce matin. Il est tombé 55cm+ et ça continue.
Je vais donc vous parler de mon voisin d’érablière Yvon. J’ai fait sa connaissance au printemps 2005 alors que je me préparais à bouillir la sève pour la première fois. Quelle catastrophe. J’avais connecté un instrument à l’envers et comme conséquence l’évaporateur s’est arrêté de fonctionner. Comme je n’y connaissais rien en appareil de chauffage j’ai commencé à paniquer. Qui appeler? Qui répare ce genre d’équipement? Je voulais pleurer, j’étais totalement dépassé.
Yvon est arrivé à ce moment-là.
« Bonjour, je m’appelle Yvon, je suis ton voisin »
« Bonjour ». J’étais tellement préoccupé que je l’ai presque ignoré.
« Comment ça va? »
« Pas très bien. Mon évaporateur s’est arrêté et il ne veut plus redémarrer. Je n’y comprends rien ».
« Pas de problème, je suis électricien, je vais jeter un coup d’œil »
Je ne sais par quel miracle mais un ange venait d’apparaître.
Yvon a vite compris ce que j’avais fait de travers et en a conclu que les boites de contrôle étaient cuites.
Nous sommes allés chez lui et pendant que je sirotais un café, Yvon a téléphoné à un fournisseur d’huile à chauffage qui avait justement ce genre d’équipement en inventaire.
Ouff! Le miracle s’était produit.
Quelques heures et $400 d’équipement plus tard, le tout était réparé.
Quelle chance d’avoir un électricien à la retraite et qui plus est, plein de ressources, comme voisin.
Yvon a aussi une érablière. Un peu plus modeste que la mienne mais qui renferme quelques trésors d’invention et d’ingéniosité.
Lise, son épouse, l’épaule durant le temps des sucres. Ils se relayent à l’évaporateur jusqu’à souvent très tard dans la soirée. Souvent, à la fin de ma journée j’arrête jaser avec eux. S’ils ne sont pas à la maison c’est qu’ils sont à la cabane en train de faire bouillir.
Ce sont des passionnées de l’érable.
Ce printemps, puisque nous travaillons souvent tous les deux seuls en forêt, nous avons convenu de porter ces petits radios-téléphones sur nous. C’est plus prudent et puis moins ennuyant dans la soirée lorsque on peut communiquer. On ne l’a pas encore essayé et ça reste à voir mais cette idée qui vient d’Yvon est séduisante.
Bon, je leur (et me) souhaite une bonne saison des sucres.
Je m’en vais pelleter de la neige….

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samedi 10 février 2007

La cuisinière


« La valse de la bûche », pour citer RobertD, continue. Avec les froids sibériens des trois dernières semaines la réserve de bois de chauffage diminue drastiquement.
Notre fournaise centrale fonctionne au bois et à l’électricité.
Voici comment ça fonctionne :
Il y a deux thermostats. Un pour l’électricité que nous réglons à 16 degrés. Puis le deuxième qui lui gère la combustion et est réglé à 22 degrés. Tous les matins j’allume le système au bois. Le thermostat qui gère l’entrée d’air et le ventilateur assure une dispersion uniforme de la chaleur tant et aussi longtemps que la fournaise est alimentée avec du bois (de l’érable sec bien entendu).
Au petit matin, la température à l’intérieur de la maison diminue graduellement (je ne me lève pas la nuit pour alimenter la fournaise) pour atteindre 16 degrés et c’est à ce moment que le chauffage électrique prend la relève.
Puisque nous avons une très grande maison, nous utilisons souvent (tous les jours dernièrement) la cuisinière au bois. Il est certain que cette dernière est beaucoup mois efficace que la fournaise centrale mais bon, la chaleur qu’elle dégage est tellement agréable. Et n’oublions pas que nos ancêtres pas si lointain se chauffaient presque uniquement avec ce type de poêle.
Et puis, puisque la cuisinière au bois chauffe, pas question d’utiliser la cuisinière électrique pour préparer les repas.
Il paraîtrait que la nourriture a bien meilleur goût quand elle est cuite sur une cuisinière au bois.

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lundi 5 février 2007

On a chauffé le poêle


Dire qu’il y a du monde qui travaillait aujourd’hui.
-22 degrés. Vents de 30 k/h, rafales à 50.
C'était notre souper de la gang des dix la fin de semaine dernière et j'ai ramené un de mes chums à la ferme pour m'aider cette semaine
Pour deux quinquagénaires retraités, pas question de mettre les pieds dehors.
Mon copain et moi sommes restés presque toute la journée à l’intérieur. J’avais pris des lièvres au collet la semaine dernière alors aujourd’hui, je les ai arrangés et on les a cannés avec du porc. Au moment ou j’écris, les cannes bouillent sur le poêle à bois. Elles vont bouillir au moins jusqu’à 11 :00 ce soir.
Le fait d'être équipé pour canner, nous n'utilisons plus de pots Masson. L'inconvénient c'est que les cannes sont tous des cannes de sirop.
Ma belle-soeur qui était en visite l'été dernier a ouvert une canne de sauce à spagetti croyant que c'était du sirop d'érable!
Demain si il fait moins froid et surtout s'il vente moins, on va se risquer à travailler à l’érablière.
Ah et puis demain soir, on s’ouvre une canne de lièvre avec une bonne bouteille de vin.

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jeudi 1 février 2007

Prêt? Pas prêt?

Je ne sait trop quoi dire ces derniers jours.

Je crois que je fait un peu d’anxiété.

Le froid des ces deux dernières semaines a quelque peu ralenti mon ardeur au travail
La saison approche à grand pas et je ne suis pas tout à fait prêt. Je prévois commencer à entailler dans une quinzaine de jours et il me reste une dernière tournée à faire dans l’érablière pour réparer les tubes brisés par les branches. Arpenter 150 acres de forêt dans tous les sens n’est pas une mince affaire mais bon, j’ai un ami (un de la « Gang des Dix »)qui viens m’aider la semaine prochaine alors espérons pour le mieux.

Les deux personnes que j’engage pour m’aider à entailler ne m’ont pas encore confirmé leur disponibilité. Il y a beaucoup de demande au printemps pour ce genre d’expertise. Les gens travaillent dans plusieurs érablières. Ils les font une après l’autre.

Et puis il y a la commande de fournitures qui n’est pas encore rentrée mais ce n’est pas trop grave car je ne prévoit pas de coulées sérieuses avant le début de Mars. Il arrive que ça coule durant les deux dernières semaines de Février pendant qu’on entaille mais je ne récupère pas cette sève. Elle n’est jamais bonne parce que pas vraiment sucrée et elle a un goût boisé. Mais, elle contribue tout de même à rincer la tubulure dans laquelle s’est accumulé beaucoup d’humidité durant l’année.

Bon, d’en parler fait déjà diminuer mon anxiété.

Mais si la saison commençait plus tôt cette année…
Si mes hommes engagés ne pas disponibles pour ces deux semaines…..
Si ma commande ne rentre pas à temps…..
Si mon ami a un contretemps pour la semaine prochaine…..
Si…..
Ayoye, je m’en vais me coucher.

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lundi 29 janvier 2007

Trop cher?

Beaucoup de gens disent que le sirop d’érable est trop cher et ils n’en achètent pas.
Trop cher? C’est relatif :
Une caisse de bière : $26,00 + taxes. Combien pour l'année?
Un vinier : $42,75. Combien pour l'année?
Un repas au restaurant $$$…. Combien pour l’année?
Une sortie au cinéma $$$….. Combien pour l’année?
Un gallon de sirop : $35 à $40. Un seul pour l’année.

Combien croyez-vous qu’un producteur de sirop d’érable peut faire de profit sur 1 gallon (ou plus précisément, 8 cannes de 540ml donc 4,32 litres) de sirop d’érable?

Laissez-moi tout d’abord vous dire combien il en coûte tout de moins dans mon cas:

$01,300 Prélevé de la fédération
$00,374 Location
$01,240 Électricité
$02,030 Main d’oeuvre
$03,665 Intérêts
$01,015 Fournitures
$03,383 Huile à chauffage
$00,507 Assurances
$00,338 Chemins
$01,691 Maintenance équipements
$11,559 Amortissements
$00,846 Gazoline
Ce qui fait un total de $27,95 par gallon

Maintenant la fédération paie en moyenne $28,49 ce qui me fait un juteux profit de 54 cents du gallon.
Bon, soyons franc, j’en ai fait plus que un gallon alors si je multiplie par 1,800 gallons j’arrive à $972 de profit pour la saison.
Ha, j’en ai aussi canné 120 gallons. Ajoutons des coûts de $3,20 pour les cannes et $0,90 pour le carton. Je les vends $35/gallons alors j’ai fait un profit additionnel de $277,20 que j’ajoute à mon $972 précédent pour un joyeux total de $1 249,20.

Pas si mal?

Si je divise ces $1 249,20 de profits par les 1 100 heures de travail durant l’année et bien, je travaille pour des peanuts.

Les coûts mentionnées plus haut ne sont pas universels. Certains producteurs utilisent des évaporateurs au bois plutôt qu’à l’huile ce qui représente une économie importante surtout s’ils coupent leur propre bois. Tous n’ont pas eu à investir dans l’achat d’une érablière car celle-ci fait souvent partie du patrimoine familiale. Et les coûts son très variable dépendamment du nombre d’entailles. Hé oui, ici aussi c’est vrai, plus on est gros plus on a des économies d’échelle.

En ce qui me concerne, je suis à la retraite depuis 3 ans et ce travail m’occupe durant la moitié de l’année pis comme j’adore ce métier, ça me fait rien de travailler pour des peanuts.

Trouvez-vous le sirop d'érable trop cher?

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samedi 27 janvier 2007

Saviez-vous..

Que le Québec est le plus important producteur de sirop d’érable au monde.

Que 80% de la production mondiale de sirop d’érable provient du Québec.

Qu’en 2005, le Québec a produit 76 millions de livres (ou 5,750,000 gallons) de sirop d’érable.

Que le reste de la production provient des Maritimes, de l’Ontario et des États Américains limitrophes au Québec.

Que les canadiens sont les plus grands consommateurs de sirop d’érable au monde. 0,57 livre par habitant.

Que nous exportons 80% de notre production totale dont :
77,0% aux Etats-Unis
07,0% au Japon
06,5% en Allemagne
05,0% (France, Royaume-Uni, Australie)
05,0% dans quelques 30 autres pays.

Que le sirop d’érable contient plus de calcium que le lait.

Le tableau ci-dessous présente certaines des composantes moyennes pour 50ml de sirop d'érable en pourcentage de l’apport quotidien recommandé :

  • Potassium…………... 3%
  • Calcium ..... 4%
  • Fer ........………….…. 9%
  • Manganèse ............ 2%
  • Zinc……..........….....25%
  • Thiamine…………….8%
  • Riboflavine………….2%
  • (Santé Canada. Fichier canadien sur les éléments nutritifs. 2001)

Que l’index glycémique du sirop d’érable est plus bas que la majorité des autres matières sucrantes :
Sucre blanc 70
Sirop de glucose 100
Mélasse 63
Sirop de maïs 115
Miel 85
Sirop d’érable 56
(Source G1 data base of University of Sydney, et tableau des index glycémiques de Michel Montignac)

Que des études récentes rapportent qu'on retrouve dans la sève des composés polyphénoliques (acides phénoliques et flavonoïdes), auxquels on attribue des propriétés antioxydantes et organoleptiques importantes.

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lundi 22 janvier 2007

Le Temps

Le temps approche à grand pas.
Bientôt il sera là.
Point n’est le temps de dormir.
Car les travaux n’attendent pas.
Les branches à enlever, les tubes à relever.
L’équipement à réparer, les mèches à affûter.
J’entrevois déjà ces vaillants gaillards.
Le temps des sucres dans le regard.
Percer des trous ronds et beaux
Pour y mettre les chalumeaux.
Tout doit être prêt à temps.
Pour capter cette première coulée.
Il faut partir à temps.
Pour faire du sirop sucré.
Le temps ne se rattrape pas.
Ne le gaspillons pas.

Un vielle adage dit, « Neuf femmes enceintes ne peuvent pas avoir un bébé en un mois »

Alors prenons le temps de faire les choses dans les temps.

Ouff!

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vendredi 19 janvier 2007

Je suis tanné

d’entendre parler d’accommodements raisonnables et de racisme.

J’accommode bien mes voisins. Est-ce qu’on en parle dans les journaux?

Qu’est-ce que ça peu bien faire si le YMCA décide de mettre des rideaux dans ses gymnases pour accommoder un groupe quelconque? Ou si une ville décide de plier sa propre loi sur les stationnements pour accommoder un groupe lors d’une fête religieuse.

Un accommodement est une entente à l’amiable entre deux partis et je dirais que s’ils s’entendent c’est tant mieux bon dieu. En quoi est-ce que ça brime la liberté des autres?

S’ils ne s’entendent pas il y a toujours la justice, les tribunaux, nos instances gouvernementales. Ex. L’histoire des kirpans. N’est-ce pas ce système démocratique que nous endossons tous? Alors pourquoi ne pas lui faire confiance?

Le gros problème (à mon humble avis) ce sont les journalistes. Ils ont le don de monter en épingle un événement quelconque qui disons-le, sort un peu de l’ordinaire. Ex. L’affaire Miriame Bédard. Y en ont tu parlée.

Je crois que l’on assiste à la même chose avec cette histoire de racisme qui s’est enchaînée à celle des accommodements raisonnables et qui vas sûrement engendrer….. dieu sait quoi d’autre. On sent un acharnement de certaines stations de télévision, un peu comme une bande de requins affamés qui sentent une proie blessée, comme des sangsues assoiffées de sang. Un acharnement à exploiter ce filon en le brodant de sensationnalismes, d’émotions et parfois même de provocation.

C’est dommage que nos journalistes ne mettent pas autant d’énergie et d’acharnement sur des réalités plus importantes (à mon avis). L’accord de Kyoto, les milliers de familles qui vivent sous le seuil de la pauvreté, les 2 milliards lapidés pour le contrôle des armes à feu, les profits indécents des banques et des pétrolières et je pourrais continuer longtemps comme ça.....

Bon, je me sens mieux maintenant

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mercredi 17 janvier 2007

La Gang des Dix

Il y a de ces amitiés qui durent.

Mon passage au CEGEP Maisonneuve dans les années 70 fut assez turbulent. Je faisais partie d’un groupe d’amis qui ne prenaient pas les études trop au sérieux. Il faut dire que l’on travaillait fort sur les matières de notre concentration (informatique) mais en ce qui concerne les autres matières, (maths, français, philo….) disons qu’on prenait tous les raccourcis possibles afin d’obtenir la note de passage.

Dans nos temps libres, on allait de temps en temps à la Sorbonne (taverne coin Hochelaga et Bourbonnière). Souvent on voyait l’heure de sortir de là.

Puis on a gradué, enfin certains d’entre nous, et on s’est un peu perdu de vue jusqu’à ce que Richard se marie. Il nous a tous invités. C’était dans une cabane à sucre (vous voyez le lien?). Gros souper, beaucoup de boisson. Ce fut l’occasion de présenter à chacun nos blondes qui soit dit en passant sont encore les mêmes aujourd’hui.

Comme c’était étrange. J’avais l’impression qu’on était les mêmes ti-culs que dans le temps du CEGEP. Il y avait encore les atomes crochus même si ça faisait trois ou quatre ans qu’on ne s’était tous réunis.

Comme nos compagnes semblaient bien s’entendre on a convenu de se faire un autre souper pour fêter nos retrouvailles. Cette idée de souper a marqué un point tournant dans notre vie à tous. On a eu en moyenne 5 soupers par année et ce durant ces 28 dernières années. À un certain moment on faisait 2 tablées. Une d’enfants, hé oui on a tous eu des enfants, et une d’adultes. Aujourd’hui les enfants ne suivent plus et Richard est grand-père depuis l’automne dernier. Ayoye! Toute une génération a passé

Je l’envie. J’ai hâte d’être grand-père.

On a parlé de projets. On a parlé d’enfants. On a parlé de problèmes avec nos ados, maintenant on parle de nos bobos.

Toute une génération a passé et cette amitié ne s’est jamais rompue. Je peux vous dire aujourd’hui que ma vie n’aurait pas été la même sans mes quatre chums. J’ai hâte au prochain souper. J’ai hâte de les revoir pour me rassasier d’eux, refaire le plein d’énergie que procure cette dynamique entre nous.

J’espère qu’on va continuer nos soupers jusqu’à ce que l’on soient tous sourds et même après.

Merci Richard de nous avoir tous réunis à ton mariage.

Salut la gang.

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lundi 15 janvier 2007

Pas à Vendre

J’ai enfin fini de ramasser les érables déracinés et/ou cassés par le vent.
Comme je fermais la barrière de l’érablière hier (Hum ça rime) un voisin qui passait par là est arrêté pour me demander si je vendais du bois de poêle. J’ai hésité un instant et j’ai répondu non.
Savez-vous combien de fois la même bûche est manipulée avant d’atterrir dans notre poêle? Hé bien allons-y en ordre chronologique :
1. l’arbre est abattu, ébranché et tiré jusqu’à la shed à bois,.
2. Là, l’arbre est débité en bûches.
3. Au printemps, chaque bûche est ensuite fendue en plusieurs morceaux. Ça en fait un bon tas quand on parle d’environ 25 cordes de bois.
4. Maintenant on les reprend une à une et on les lance à l’intérieur ou près de la shed à bois.
5. On corde le tout afin qu’il sèche adéquatement.
6. À l’automne, on lance les morceaux un par un dans le camion/remorque.
7. Arrivé à la maison, on décharge le camion en lançant les morceaux un par un dans l’entrée de cave.
8. Dans la cave, bien que certains morceaux atterrissent près de l’endroit où ils seront cordés, la plupart sont lancés à nouveau pour les rapprocher
9. Là, ils sont cordés pour l’hiver.
10. Finalement chaque morceau est maintenant amené au poêle pour y être chauffé.

Y faut aimer ça en maudit chauffer au bois

Maintenant demandez-moi si j’en vends? Je pourrais vous vendre sueur, mal de bras, mal de dos, courbatures, éraflures, épicondylites

Mais du bois de poêle? Non.

Et puis je me dis, ce que je ne brûle pas cette année, je le brûlerai l’année prochaine.

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jeudi 11 janvier 2007

Je l'ai vu

6 :00am je saute en bas du lit et je regarde dehors. Rien.
Je démarre le café, j’enfile mon manteau et mes bottes et je me précipite dehors avec mes jumelles. Je scrute l’horizon. Rien. Mes jumelles sont embuées. –18 degrés.
Où est-elle?
6 :15 Je vois une ligne blanche à l’horizon. Ça y est. Je regarde avec les jumelles, ça bouge, c’est un avion.
6 :20 Je suis gelé. Ho! j’aperçois Vénus, enfin je crois. Elle n’est pas à l’horizon mais bien au dessus des fils électriques. Ils ont dit à la radio qu’on la verrait à une largeur de main (à bout de bras) en diagonale à droite sous Vénus.
Bon, maintenant je la voie. Elle n’est pas à l’horizon mais bien entre les fils électriques et le fil du téléphone. Je regarde avec les jumelles. Elle bouge trop. Elle bouge pas, c’est moi qui grelotte, Je suis gelé.
Elle n’a pas de queue, il fait trop clair maintenant. C’est un peu décevant.
Mais, j’ai vu la comète McNaugh et je suis content

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mardi 9 janvier 2007

Amourable

Et oui, c’est le nom de mon érablière.
Il y a maintenant 2 ans, nous avons acheté 3 chiots Border Colie. Un jour, alors que Manon revenait de la ville, elle me demanda comment allaient les chiens. J’avais en tête le mot anglais « loveable » alors j’ai dit instinctivement ils sont amourables.

Manon me regarda avec les yeux en accent circonflexe et me dit « Wow, t’a inventé un nouveau mot et tu sais quoi, ça devrait être le nom de ton érablière » Hum!, bonne idée je lui dit. J’avais l’air un peu désinvolte mais bon dieu qu’en dedans de moi j’étais fier de cette trouvaille.

Amourable, c’est aussi le nom des produits que l'on vend. En fait, on produit surtout du sirop en vrac, c’est à dire en baril de 32 gallons. Toute la production est acheminée à l’agence de vente de la Fédération des Producteurs Acéricoles du Québec. Nous produisons aussi quelques 125 gallons en cannes qui sont vendues surtout aux parents, amis et connaissances.

Autres produits. Le sucre du pays et le sucre granulé emballé en sac de 250 grammes. Ça c’est mon produit préféré. Y a rien pour battre le sucre granulé fin dans le café. Je dis granulé fin parce que pour chaque lot de fabrication, il y a toujours un tiers qui reste en pépite. On les mange comme ça, comme du bonbon ou sur la crème glacé, le yogourt nature, les céréales….
Comme le dis mon titre. C’est un métier dur mais j’adore ça.

Pour ceux qui veulent en savoir plus, j'ai ajouté un lien vers le site de la Fédération des Producteurs Acéricoles du Québec.
http://www.siropderable.ca/fr/default.asp?section=0&IdArticle=21

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lundi 8 janvier 2007

Confessions Animales : BESTIAIRE

À Noël, mon épouse m’a offert un livre dédicacé. « Confessions animales : BESTIAIRE » De Serge Bouchard. C’est un livre sur la faune québécoise mais pas n’importe quel livre.
J’ai ouvert au hasard et suis tombé sur le chapitre du chevreuil.
« C’est novembre, la mort va frapper……. Honneur au chasseur qui suit les règles de mon jeu, honneur à celui qui me chasse de la bonne manière. Je sais bien que je suis une proie, mais je suis une proie dans la dignité, je réclame ma chance de chevreuil, je ne veux pas crever comme une bête. Chasser le chevreuil est une grande affaire, il faut l’aimer, le chevreuil, respirer l’air qu’il respire, s’imprégner. Un chevreuil cela se mérite »
Wow. J’ai pleuré, je suis resté accroché.
Merci Serge Bouchard, Merci d’avoir mis en mots ce que je ressentais depuis toujours. Ce livre est une véritable communion (je l’appelle d’ailleurs mon livre de communion) entre l’homme et son environnement. Une poésie merveilleuse de la nature et notre perception au travers du temps, des fables, des légendes et de notre histoire. Merci Manon de m’avoir offert ce livre.
Je le recommande à tous les chasseurs, amants de la nature, femmes et hommes.« Confessions animales : BESTIAIRE » est publié par Les Éditions du Passage
http://editionsdupassage.com
http://www.librairiepantoute.com/fichelivre.asp?id=269176

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mardi 2 janvier 2007

Anecdote

En 2000 j’ai joins une équipe de recherche et développement de logiciels pour les médecins.
Durant l’été je me suis blessé au coude (tennis elbow) en travaillant sur ma ferme.
Mon bras me faisait souffrir et je ne savais pas ce qu’il en était alors j’ai demandé à un médecin avec qui je travaillais qu’est ce je pouvais bien avoir . Il me dit alors que c’était probablement un épicondylite. Étant un peu dur de la feuille, j’ai compris un « Piton du lit » J’ai trouvé ça bizarre mais je me suis dit que c’était peut-être le jargon employé par les médecins pour décrire ce petit os pointu que nous avons tous sur le coté du coude et justement là où j’avais mal.
Quelques jours plus tard alors que j’étais en meeting avec la direction, un autre médecin, en me voyant m’étirer le bras, me demanda ce que j’avais. Je lui répondis que j’avais un « piton du lit ». Ah il s’écria en riant, un épicondylite! Malheur, j’entends encore un « piton du lit » et je réponds « oui c’est ça »
Ce n’est que plusieurs semaines plus tard qu’une infirmière qui m’entendait prononcer « piton du lit » me demanda ce que c’était. Étonné, je lui décris le mal que je ressentais et morte de rire elle m’épela le mot épicondylite.
Je n’ai pas besoin de vous dire qu’en quelques heures, je suis devenu Monsieur Piton du Lit pour tous mes collègues.
En passant j’en profite pour saluer tous les médecins, infirmières et professionnels de l’informatique chez Purkinje à Montréal que j’ai côtoyé durant ces deux années. Ce fut une expérience extrêmement enrichissante et j’en garde de très bons souvenirs

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jeudi 21 décembre 2006

L'ours noir

Aujourd'hui j'ai fait du bois de poêle à mon érablière. À ma grande surprise j'ai vu une trace d'ours.
Qu'en est il avec l'ours noir et le réchauffement de la planète? J'ai toujours pensez que l'ours se trouvait une tanière pour hiberner au début de décembre. On est le 21 décembre et il y a un ours qui ère encore.
Est-ce que cela aura un impact sur sa pérennité? Si c'est une femelle, est-ce qu'elle mettra bas à la date prévue? Est-ce qu'il (elle) aura accumulé trop de graisse pour une plus courte saison d'hibernation? Ou alors aura t'elle (il) trop dépensé la graisse requise pour son hibernation étant donné qu'elle (il) ère encore à la fin de décembre?
Une chose est sur. Il ne devrait plus y avoir d'ours en ce temps ci de l'année.

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mercredi 20 décembre 2006

Le vent

Mon érablière est orientée sud. La tempête de vent d'octobre 2005 venait du sud et puisqu'en octobre les arbres ont encore leur feuilles et bien devinez quoi? Environ 150 arbres ont été déracinés.

Puis les vents de cette été en ont déracinés ou brisés une centaine d'autres et pas les moins beaux. En deux ans, j'ai dé-entaillées quelques 350 entailles du aux vents. C'est assez déprimant car on débute une érablière avec un certain nombre d'entailles et ce nombre diminue d'année en année. En théorie, avec les années, le petits arbres grossissent et remplacent les gros qui dépérissent mais mon érablière avait grossièrement été sur-entaillée par le propriétaire précédent alors j'ai du en dé-entaillé 1600 l'an dernier. Ça prendra encore plusieurs années avant que les petits (5 à 7 pouces de diamètre) soient assez gros pour être entaillés de nouveau.

Le coté positif est que ça fait du bois de poêle pas cher. C'est d'ailleur ce que je suis en train de faire présentement.

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