lundi 15 janvier 2007

Pas à Vendre

J’ai enfin fini de ramasser les érables déracinés et/ou cassés par le vent.
Comme je fermais la barrière de l’érablière hier (Hum ça rime) un voisin qui passait par là est arrêté pour me demander si je vendais du bois de poêle. J’ai hésité un instant et j’ai répondu non.
Savez-vous combien de fois la même bûche est manipulée avant d’atterrir dans notre poêle? Hé bien allons-y en ordre chronologique :
1. l’arbre est abattu, ébranché et tiré jusqu’à la shed à bois,.
2. Là, l’arbre est débité en bûches.
3. Au printemps, chaque bûche est ensuite fendue en plusieurs morceaux. Ça en fait un bon tas quand on parle d’environ 25 cordes de bois.
4. Maintenant on les reprend une à une et on les lance à l’intérieur ou près de la shed à bois.
5. On corde le tout afin qu’il sèche adéquatement.
6. À l’automne, on lance les morceaux un par un dans le camion/remorque.
7. Arrivé à la maison, on décharge le camion en lançant les morceaux un par un dans l’entrée de cave.
8. Dans la cave, bien que certains morceaux atterrissent près de l’endroit où ils seront cordés, la plupart sont lancés à nouveau pour les rapprocher
9. Là, ils sont cordés pour l’hiver.
10. Finalement chaque morceau est maintenant amené au poêle pour y être chauffé.

Y faut aimer ça en maudit chauffer au bois

Maintenant demandez-moi si j’en vends? Je pourrais vous vendre sueur, mal de bras, mal de dos, courbatures, éraflures, épicondylites

Mais du bois de poêle? Non.

Et puis je me dis, ce que je ne brûle pas cette année, je le brûlerai l’année prochaine.

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mardi 2 janvier 2007

Anecdote

En 2000 j’ai joins une équipe de recherche et développement de logiciels pour les médecins.
Durant l’été je me suis blessé au coude (tennis elbow) en travaillant sur ma ferme.
Mon bras me faisait souffrir et je ne savais pas ce qu’il en était alors j’ai demandé à un médecin avec qui je travaillais qu’est ce je pouvais bien avoir . Il me dit alors que c’était probablement un épicondylite. Étant un peu dur de la feuille, j’ai compris un « Piton du lit » J’ai trouvé ça bizarre mais je me suis dit que c’était peut-être le jargon employé par les médecins pour décrire ce petit os pointu que nous avons tous sur le coté du coude et justement là où j’avais mal.
Quelques jours plus tard alors que j’étais en meeting avec la direction, un autre médecin, en me voyant m’étirer le bras, me demanda ce que j’avais. Je lui répondis que j’avais un « piton du lit ». Ah il s’écria en riant, un épicondylite! Malheur, j’entends encore un « piton du lit » et je réponds « oui c’est ça »
Ce n’est que plusieurs semaines plus tard qu’une infirmière qui m’entendait prononcer « piton du lit » me demanda ce que c’était. Étonné, je lui décris le mal que je ressentais et morte de rire elle m’épela le mot épicondylite.
Je n’ai pas besoin de vous dire qu’en quelques heures, je suis devenu Monsieur Piton du Lit pour tous mes collègues.
En passant j’en profite pour saluer tous les médecins, infirmières et professionnels de l’informatique chez Purkinje à Montréal que j’ai côtoyé durant ces deux années. Ce fut une expérience extrêmement enrichissante et j’en garde de très bons souvenirs

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