La Fabrication Du Sirop D'Érable - Partie 2
Maintenant que la sève est rendue dans la station de pompage, elle est entreposée dans un bassin pouvant contenir jusqu’à 4000 gallons (environ 17,000 litres). Ça en fait du liquide à bouillir et lorsqu’il y a une grosse coulée je peut amasser 8 à 10 milles gallons de sève durant la journée. Présentement, la sève est à 1.8 degré brix. Ça prend donc en moyenne 70 gallons de sève pour faire un gallon de sirop.
Avant que le bassin de sève renverse, je démarre le séparateur. Sa fonction est de concentrer la sève avant de la faire bouillir en y retirant (par osmose inversé) jusqu’à 75% d’eau. C’est le même genre d'appareil qu’on utilise en Europe pour désaler l’eau de mer. Ce processus n’est pas absolument nécessaire mais il est économiquement primordial car il me permet d’économiser 75% de l’huile à chauffage nécessaire pour faire fonctionner l’évaporateur.

À la sortie du séparateur, le concentré est acheminé vers le bassin qui alimentera l’évaporateur et l’eau pure qui a été extraite est retournée vers un autre bassin et elle sera utilisée à la fin de la journée pour laver et rincer le séparateur. C’est un processus qui nécessite 1,500 gallons d’eau pure.

Maintenant on fait bouillir le concentré. Il faut donc ajuster le degré de température pour la sortie du sirop. On sait que le sirop est prêt lorsque sa température atteint 7 degrés Fahrenheit de plus que celle de l’eau qui bout. Vous allez me dire que ça doit être à 219 degrés puisque l’eau bout à 212. Et bien non, tout dépendant de la pression atmosphérique et de l’altitude, l’eau bout à des températures bien en deçà de 212 degrés Fahrenheit. Ça peut même descendre jusqu’à 209. On doit donc faire bouillir de l’eau et en vérifier la température à chaque jour pour connaître la température à laquelle on devra sortir le sirop.

Avant que le bassin de sève renverse, je démarre le séparateur. Sa fonction est de concentrer la sève avant de la faire bouillir en y retirant (par osmose inversé) jusqu’à 75% d’eau. C’est le même genre d'appareil qu’on utilise en Europe pour désaler l’eau de mer. Ce processus n’est pas absolument nécessaire mais il est économiquement primordial car il me permet d’économiser 75% de l’huile à chauffage nécessaire pour faire fonctionner l’évaporateur.

À la sortie du séparateur, le concentré est acheminé vers le bassin qui alimentera l’évaporateur et l’eau pure qui a été extraite est retournée vers un autre bassin et elle sera utilisée à la fin de la journée pour laver et rincer le séparateur. C’est un processus qui nécessite 1,500 gallons d’eau pure.

Maintenant on fait bouillir le concentré. Il faut donc ajuster le degré de température pour la sortie du sirop. On sait que le sirop est prêt lorsque sa température atteint 7 degrés Fahrenheit de plus que celle de l’eau qui bout. Vous allez me dire que ça doit être à 219 degrés puisque l’eau bout à 212. Et bien non, tout dépendant de la pression atmosphérique et de l’altitude, l’eau bout à des températures bien en deçà de 212 degrés Fahrenheit. Ça peut même descendre jusqu’à 209. On doit donc faire bouillir de l’eau et en vérifier la température à chaque jour pour connaître la température à laquelle on devra sortir le sirop.

Lorsque la température du sirop est atteinte, le sirop sort par une valve qui est contrôlée par un mécanisme électronique relié à une sonde qui mesure la température de la solution dans l’évaporateur.
On ne peut pas se fier qu’à la température pour déterminer si la solution est à point. On doit régulièrement vérifier le sirop qui sort avec un densimètre à sirop, Cet instrument permet de vérifier le degré de sucre du sirop qui doit être entre 66 et 67 degrés brix (la référence étant le sucre blanc qui est à 100 degrés brix). Si le taux de sucre est inférieur à 66, le sirop ne se conservera pas. Si il est supérieur à 67, il se formera des cristaux après quelques mois mais cela n’enlèvera rien à sa saveur ou à sa capacité de se conserver.
Le sirop tombe dans un sirotier en acier inoxydable. Il est ensuite filtré et envoyé directement dans des barils en plastique dans lesquels on aura préalablement placé des sacs de grade alimentaire.

Le sirop tombe dans un sirotier en acier inoxydable. Il est ensuite filtré et envoyé directement dans des barils en plastique dans lesquels on aura préalablement placé des sacs de grade alimentaire.

On voit ici mon épouse Manon et ma fille Christine qui en mettent dans de petits contenants (cannes) pour la famille et les amis.
Maintenant vous en savez autant que moi sur la fabrication du sirop d'érable
Libellés : cabane à sucre, sirop d'érable, sucre du pays, temps des sucres, érablière



6 commentaires:
:D Merci beaucoup pour toutes ces informations et puis si ça tient toujours, j'envoie un mail :)
Allo petit point d'exclamation, tu ne le regrèteras pas il est excellent son sirop, j'ai des collègues de travail qui l'achètent et à chaque année ils en commandent toujours plus! hihi :)
Alors vivement!! J'ai encore plus hâte!
Le seul que je connaisse est celui de chez Mac Do en France, et il est déjà pas mal hein, si si ;) mais alors là, surtout de savoir que j'ai suivi la fabrication, c'est encore mieux :D
Salut, comment vont les coulés ?
Salut Robert. Je crois qu'aujourd'hui sera ma dernière journée.
Hier le sirop goûtait bizarre (peut-être le bourgeon). J'en aurai fai 15% de moins que l'an dernier.
La bonne nouvelle est que je reviens en ligne bientôt.
bonjour, ça n'est un commentaire mais une question, je suis étudiante en design de l'environnement et je fais un exposé sur la boite de conserve de sirop d'érable votre blog m'a intéressée et je voulais savoir si je pouvais utiliser votre image sur la mise en boite? sachant que l'objectif de l'exercice est aussi de vous en demander l'autorisation, elle est utilisé dans le cadre du cour est votre nom sera indiqué.
merci de me répondre au plus vite,
mon adresse mail est h.rommelard@gmail.com
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